Révéler le cadeau que vous êtes

phil2Article de Philippe Beurdeley, Facilitateur Certifié

Psychologue clinicien de formation universitaire et psychothérapeute, j’ai accompagné pendant 20 ans de nombreuses personnes dans leur chemin de guérison intérieure.

J’ai toujours considéré que la parole était nécessaire mais absolument pas suffisante pour se libérer de tout qui crée nos difficultés dans la vie. Nous pensons être libres, or en réalité, nous sommes héritiers de tout un système de conditionnements issus de notre éducation, de notre famille, mais aussi des générations précédentes et du collectif. Tout ceci crée ce que j’appelle des « programmes » qui sont inscrits dans le disque dur de notre inconscient et qui nous maintiennent en pilotage automatique.

Les croyances

Une des croyances les plus généralement répandues est par exemple : « la vie, c’est dur ! ».

Il faut faire beaucoup d’effort pour arriver à quelque chose…

Pour les femmes, vous accoucherez dans la souffrance…

Et même l’origine du mot « travail », qui vient du latin « trepalium » – la torture – renvoie à cette vision de l’existence. Cela fait un peu froid dans le dos mais c’est pourtant ce qui se transmet de génération en génération dans l’inconscient collectif, qu’on le veuille ou non.

Pour faire simple, j’aime bien prendre l’image de l’iceberg où la partie émergée, qui correspondrait à environ 10 %, représente notre conscient, ce que l’on sait de nous, alors que la partie immergée, donc l’inconscient, correspondrait à environ 90 %. C’est là que sont stockés tous les programmes qui agissent à notre insu et qui créent toutes les limitations, tout ce qui ne marche pas dans notre vie.

C’est ce qui explique que la loi d’attraction ne fonctionne pas comme on l’aimerait car on a beau faire des demandes comme par exemple : « j’obtiens 5 000 euros par mois » ou bien : « j’attire la relation idéale dans ma vie », ça ne fonctionnera pas si on a la croyance inconsciente inverse : « je ne vaux rien ».

Or, cette croyance est précisément celle que j’ai rencontrée chez tous mes clients, quels qu’ils soient : médecins, enseignants, artistes, universitaires ou autres, j’ai toujours entendu la même chose d’une façon ou d’une autre : « JE NE SUIS PAS ASSEZ BIEN » !

Et qu’est-ce que cela crée ?

Je vous laisse imaginer…

Le doute, la dévalorisation et le jugement de soi permanent.

Il est donc de la plus grande importance de faire le nettoyage du disque dur de tout ce fatras de croyances limitantes car encore une fois nos croyances créent notre réalité.

Chaque point de vue fixe que l’on a va nous maintenir dans une limitation sans nous permettre d’aller au-delà.

Si je crois que les hommes (ou les femmes) ne sont pas dignes de confiance, vais-je pouvoir créer une relation avec quelqu’un de bon et bienveillant à mon égard ?

Si je crois que l’argent est une énergie qui pourrit le monde, vais-je pouvoir générer de l’abondance dans ma vie ?

Et nous fonctionnons comme cela avec tout dans notre vie.

Des points de vue qui sont en réalité des jugements.

Nous passons notre temps à catégoriser, étiqueter tout ce qui se passe dans notre vie, les situations, les autres et nous-même avec nos jugements bien/mal, bon/mauvais.

C’est la maladie de la dualité, ou l’addiction à la polarité, au jugement avec laquelle toute cette réalité fonctionne.

Y a-t-il une autre possibilité ?

Une autre manière de fonctionner serait-elle envisageable qui nous permettrait de sortir de la contraction, de la peur et des limitations, pour créer une vie plus joyeuse, plus expansive, plus harmonieuse ?

Je crois que cela pourrait s’appeler fonctionner à partir de la conscience plutôt que de fonctionner à partir des points de vue limités et limitants de notre mental.

Que l’on utilise la voie psychologique par des formes de thérapies diverses ou la voie spirituelle par des techniques telles que la méditation ou le yoga, il me semble que l’essentiel est de se reconnecter à l’être infini que l’on est.

C’est la première étape.

Reconnaître ce que l’on est dans notre essence, au-delà des limitations du mental : un être infini et illimité.

Et notre essence est par définition légère, lumineuse, joyeuse.

C’est un peu comme lorsqu’on décolle en avion et que l’on traverse la couche des nuages, quand on accède d’un seul coup au grand ciel bleu infini de l’autre côté et qu’on réalise que le soleil immense, brillant, radieux avait toujours été là… même si nous l’avions oublié.

Le mental est comme cette couche de nuages, plus ou moins dense, qui nous sépare de notre essence !

La deuxième étape est donc de réaliser que nous sommes UNITÉ, que là où nous avons cru être séparé est une illusion totale. Seul le mental nous sépare de notre être véritable.

La croyance dans la dualité n’a alors plus de sens, et cela permet de réaliser que tout ce que l’on juge bien, bon, mal ou mauvais n’est juste qu’un point de vue de notre mental.

Et que tous nos points de vue, tous nos jugements n’ont aucune réalité. Il n’y a rien de bien ou mal, de bon ou de mauvais, car l’Unité inclut tout et ne juge rien… y compris le jugement !

Ce ne sont que des points des vue !

Pouvez-vous percevoir l’espace de liberté incroyable que cela procure de considérer les choses ainsi ?

Moins d’espace ou plus d’espace ?

Moins d’aisance ou plus d’aisance ?

C’est seulement nous qui décidons ce qui est bien ou mal, bon ou mauvais et, qui en faisant cela, maintenons en place nos limitations et l’adhésion à la dualité.

Et s’il n’y avait ni bien, ni mal, ni bon, ni mauvais ?

S’il n’y avait que des événements, des situations que nous colorons avec nos jugements ?

C’est pourquoi, je vous invite à considérer enfin la troisième étape : si nous nous plaçons du point de vue de l’Unité, de l’être infini que nous sommes, alors il n’y a rien de mal ou de mauvais avec nous-même !

Je sais à quel point il est difficile de sortir du jugement de soi-même, de n’être pas assez comme ceci, trop comme cela.

C’est ce que j’appelle le tort de soi-même, comme s’il y avait un problème avec nous-même.

Mais s’il n’y avait pas de problème ?

Et si le jugement de soi-même était le plus grand mensonge que l’on s’était toujours raconté ?

« Je ne suis pas assez bien… »

Au lieu de reconnaître que nous sommes des êtres de conscience avec infiniment plus de capacités que ce que nous avons bien voulu reconnaître jusqu’alors. Le véritable problème est que la conscience n’a jamais été reconnue dans cette réalité et que nous avons plutôt appris à couper notre conscience pour essayer de nous adapter aux limitations de cette réalité : la famille, l’école, etc.

Vous souvenez-vous de ces moments où, enfant, vous regardiez ce monde en vous disant : « Mais sur quelle planète ai-je atterri ? »

Oui, nous venons d’ailleurs.

De l’infini, de l’Unité, de la conscience.

Et nous avons appris à rogner nos ailes pour essayer de nous adapter à ce monde et à ses limites.

C’est la seule raison pour laquelle nous adopté cette croyance « je ne suis pas assez bien », car nous n’avons pas réussi à nous adapter, à rentrer dans les limitations de cette réalité malgré nos efforts !

Si, au lieu de cela, on commençait à réaliser ce que nous sommes : le CADEAU que chacun de nous est en réalité, parfaitement imparfait et oser être soi, manifester sa singularité, ses talents.

J’ai dans mon cabinet un ficus et une orchidée et souvent je prends cet exemple : est-ce que l’orchidée est mieux que le ficus parce qu’elle donne des fleurs ? Non, juste différente.

C’est la même chose pour nous.

Nous sommes juste différents.

Et si vous réalisiez le cadeau que vous êtes

Et si vous réalisez le CADEAU que vous êtes en réalité, si chaque matin vous vous levez en vous disant « JE SUIS UN CADEAU », vous allez voir alors comment votre vie va changer car vous avez juste envie de l’offrir à tout le monde et que tout le monde déballe le cadeau.

Et ce n’est pas de l’orgueil ou de la prétention, ou mettre une couche de positif sur un tas de croyances négatives, c’est vraiment réaliser que le plus grand mensonge que nous nous sommes toujours raconté c’est de croire que nous ne sommes pas assez bien, alors que ce que nous sommes réellement dans notre essence c’est d’être un CADEAU.

Expérimentez par vous-même.

Faites l’expérience.

Ecrivez cela quelque part afin que chaque matin vos yeux tombent dessus JE SUIS UN CADEAU, en gros sur votre glace de salle de bain, sur votre mur, sur votre ordi. Juste parce que notre mental a horreur de ça et va l’oublier très vite pour rester dans ses programmations limitantes.

Alors, faites l’expérience, amusez-vous avec cela, comme un enfant qui joue avec un nouveau jeu et vous me raconterez.

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