Comment serait votre vie sans le jugement de soi ?

Sortir du jugement de soi

Dans son livre, La bonne Réparation pour toi, qui traite des addictions, Marilyn Bradford explique que l’addiction racine de toutes les addictions est le jugement de soi. Cette information à elle seule a le pouvoir de changer totalement votre vie!

Où a commencé le jugement?

Nous avons pris cette habitude dès le berceau. En arrivant ici, nous découvrons bien vite que dans cette réalité, il y a ce qui est bien et ce qui est mal. Même si parfois l’on est récompensé parce qu’on est dans le bon, on est toujours réprimandé quand on est dans le mauvais.

Les projections du jugement commencent avant même la naissance ! De la part des médecins : le bébé est-il conforme à la norme de croissance in utero ? De la part de la mère : merci pour toutes ces nausées matinales ! Et cela continue constamment tout au long de votre vie.

L’idée n’est pas de reprocher ici au corps médical ou à tous les parents du monde d’être jugeants. C’est ainsi que cela fonctionne ici depuis si longtemps. Le jugement est la norme. Nous avons ce besoin compulsif de toujours vérifier si nous sommes dans le bon ou dans le mauvais. Mais reconnaître que c’est le fonctionnement de base de tout ici-bas est une étape essentielle.

Comment reconnaître le jugement de soi ?

Nous avons donc vite fait d’intégrer le jugement comme notre mode opératoire de base. Et il s’immisce dans tous les recoins de notre vie, car nous devons constamment nous assurer de faire comme il faut, et de ne pas faire comme il ne faut pas.

S’ajoute encore un corollaire du jugement, la comparaison aux autres. De bien ou mal, nous passons à mieux ou moins bien que. Nous venons d’exponentialiser nos possibilités de jugement ! Juger implique une norme, une ligne de conduite, une morale, des règles sur la base desquelles vous pouvez déterminer si vous êtes dans le bon ou dans le mauvais.

Combien de votre journée passez-vous à vous juger ?

Combien d’énergie utilisez-vous chaque jour pour vous juger ? Petite vérification par l’observation. Voici quelques exercices.

  • Prenez une pause dans cette lecture (Pourquoi attendre avant de recevoir une prise de conscience ?) et passez les vingt prochaines minutes à vous juger non-stop. Combien de temps tiendrez-vous ? Comment est-ce pour vous ?
  • Ensuite, faites-vous la demande d’être à l’affût de vos jugements toute la journée. Pour cela, vous devrez observer vos pensées, sentiments et émotions. Prenez simplement conscience de quand vous vous jugez et de pour quoi vous vous jugez.
  • NOTE : Ne vous jugez pas de vous juger !
  • Chaque fois que vous repérez que vous vous jugez, dites : « Wouah, je suis en train de me juger ici. Tout ceci, je le détruis et je le décrée. Et dites la formule de déblayage.

Alors, combien vous jugez-vous ? Moins de 10 % du temps ou plus de 10 % ? Moins de 50 % ou plus de 50 % ? Moins de 90 % ou plus de 90 % ? Comment serait votre vie si vous vous jugiez ne fût-ce que la moitié moins qu’aujourd’hui ? Auriez-vous moins d’énergie ? Ou plus d’énergie ?

Le jugement n’est pas réel

Revenons au principe même du jugement. Pour exister, le jugement doit être posé par rapport à quelque chose. Normes, standards, morales, règles de conduite, etc. Mais qui a décidé de ces normes, standards, morales et règles de conduite. Au nom de quoi sont-ils plus ou moins valables ? Haha, au nom du jugement !

Ainsi vous le voyez, le jugement engendre le jugement et le jugement a besoin d’autres jugements pour pouvoir être maintenu. Par exemple, si vous vous trouvez nul en cuisine. C’est un jugement. Pour pouvoir maintenir ce jugement, vous devez prouver que c’est vrai. Vous vous comparez donc à d’autres personnes de votre entourage qui cuisinent « bien mieux que vous ».

Pour cela, vous devez juger les autres pour savoir à quel point ils sont doués pour la cuisine ou pas. Avez-vous remarqué que vous vous comparez toujours à ceux que vous jugez être meilleurs que vous ? Vous pouvez ainsi prouver que vous êtes nul. D’accord, parfois vous vous comparerez à des gens moins bons que vous pour vous rassurer (Je ne suis pas le/la pire non plus ! Ouf !), mais cela reste un jugement.

Repérer le jugement de soi, le début de la liberté

Quand vous reconnaissez que le jugement n’est pas réel, vous vous êtes rendu un immense service ! Si vous prenez maintenant l’habitude d’être l’observateur de toutes vos pensées, vous prendrez de plus en plus conscience des endroits où vous vous jugez. Et à l’aide de la formule de déblayage, vous pourrez dissiper le jugement. Vous pourrez alors regarder : « Maintenant que je ne me juge plus sur ceci, de quoi ai-je conscience ? » Vous verrez alors des possibilités que vous ne pouviez pas voir tant que vous aviez le jugement en place.

C’est votre tour maintenant de jouer ! Faites ces exercices et commencez à percevoir comment serait votre vie sans jugement !

La Zone zéro jugement

À l’occasion de la Journée internationale Being You, le Dr Dain Heer et les facilitateurs certifiés d’Access Consciousness vous invitent à créer une zone zéro jugement. Il s’agit d’une série de lives qui abordent la question du jugement par toute une série de questions. Vous trouverez ici le lancement de la série par le Dr Dain Heer. Une pépite sur le sujet !

À l’heure où cet article est publié la série est en cours, mais jusqu’à présent chaque live a été une formidable contribution. Vous les trouverez tous ici dans toutes les langues proposées, dont le français et ici en anglais pour ceux qui aiment la version originale !

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