Et si la douleur n’était pas ce que vous croyez ?

Et si la douleur n'était pas ce que vous croyez?

La douleur, qu’elle soit physique ou émotionnelle, semble être vécue par la plupart des gens comme quelque chose de normal, mais aussi quelque chose de mal. Quelque chose qui ne devrait pas exister. Et si la douleur n’était pas ce que vous croyez ?

Qu’est-ce que la douleur dans cette réalité ?

Selon la définition officielle de l’Association internationale pour l’étude de la douleur (IASP), il s’agit d’une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable associée, ou ressemblant, à celle liée à une lésion tissulaire réelle ou potentielle. Les dictionnaires généraux résument généralement la douleur à une sensation physique pénible d’une part, et d’autre part à un sentiment ou une émotion pénible.

Qu’on le prenne dans n’importe quel sens, il est clair que la douleur est généralement considérée comme une chose indésirable. La douleur, c’est mal. Il faut donc trouver des solutions pour que ça s’arrête. Au plus vite ! La douleur est un dysfonctionnement, une anomalie. On va en chercher la cause, mais souvent on ne la trouve même pas et on reste coincé avec ce « problème » insoluble.

Combien d’énergie dépensez-vous pour éviter la douleur ?

On dit souvent que nous passons notre vie à chercher le plaisir ou à éviter la douleur.

Honnêtement, passez-vous plus de temps à chercher le plaisir ou à éviter la douleur ? Et regardez combien d’énergie vous dépensez à éviter la douleur. Un peu, beaucoup ? Vraiment beaucoup ? C’est fatigant, hein ?

En général, face à la douleur, nous nous contractons, nous résistons. Nous jugeons, soit nous-mêmes, soit notre corps. Dès l’instant où vous traitez une sensation physique ou émotionnelle de douleur, vous l’avez jugée. Nous avons fait de la contraction et de la résistance un réflexe « normal », alors qu’il est bien établi que la contraction accentue la douleur. Nous aurions davantage d’aisance et de clarté en cherchant plutôt la détente. Heureusement, il existe des méthodes qui explorent cette voie, et, chez Access Consciousness®, il y a bien sûr les Access Bars® ! Et bien plus encore…

Ignorer la douleur

Une variante de l’évitement de la douleur est d’ignorer la douleur. Vous l’ignorez pour tenter de ne pas la ressentir. Vous ne la reconnaissez pas. C’est quand vous dites, oh, ce n’est pas grave, ça va passer. À répétition. Soit par déni, soit parce qu’on nous a appris qu’on devait être un dur et qu’on devait encaisser les coups sans broncher.

Et puis, un jour, on ne comprend pas comment on en est arrivé là… À force de nier les signaux, de ne pas recevoir la conscience, l’information que notre corps nous donne, le corps doit « crier » de plus en plus fort pour attirer notre attention sur ce qui est requis.

Les gros durs

Pourtant, le corps nous suit toujours là où nous choisissons d’aller. Ainsi, nous pouvons forcer le corps à s’habituer à une douleur chronique, par exemple. Et, au lieu de poser des questions pour avoir la véritable information qui nous permettrait de changer les choses, nous jouons les durs et le corps finit par se dire que cette douleur est le nouveau normal et qu’il n’est donc pas nécessaire d’envoyer de signaux d’alerte. Alors, c’est comme si nous nous anesthésions, nous ne ressentons plus la douleur, mais les causes qui justifiaient l’alerte n’ont pas disparu pour autant !

C’est ainsi qu’en niant systématiquement la douleur, sans en entendre la conscience sous-jacente, le corps, poussé dans ses derniers retranchements, commence à se déglinguer. Tellement conditionnés à juger la douleur comme indésirable ou comme un signe de faiblesse de notre part, nous nous rendons totalement sourds aux appels de notre corps. À ses dépens ! Et aux vôtres… Le « mal a dit », mais personne n’écoute !

Et les hypocondriaques

De l’autre côté du spectre, nous choisissons peut-être de voir le mal partout. Nous nous plaignons constamment de nos douleurs, nous nous inquiétons continuellement de notre santé, nous stressons, nous imaginons le pire. Mais ce n’est pas écouter le corps non plus.

Nous créons ainsi du stress et de la contraction, ce qui engendre la maladie aussi. Nous créons ce que nous redoutons. Si nous passons notre temps à voir le signe d’une maladie grave au premier coup de fatigue ou au moindre toussotement, nous ne sommes pas non plus attentifs à ce qui est dans l’instant à force de nous projeter dans un futur abominable.

Bien sûr, nous forçons le trait ici. Nous ne sommes pas tous hypocondriaques ni des gros durs ! Nous avons même souvent un peu des deux, ce qui n’arrange rien. Dans un cas comme dans l’autre, nous choisissons l’inconscience et nous y restons.

La douleur pour être normal

Gary Douglas, dans son livre Le juste Corps pour toi, explique que, sur cette planète, nous fonctionnons selon « le tort de l’absence de douleur et la justesse de l’absence de changement ». Tout le monde souffre, alors, je dois souffrir aussi pour être comme les autres. Je dois souffrir aussi pour pouvoir être connecté aux autres. Si vous n’aviez réellement aucune douleur et que vous étiez parfaitement heureux, ne seriez-vous pas anormal, bizarre, intimidant, voire arrogant ? En tout cas, c’est ce que nous nous imaginons. Et nous tentons d’éviter tous ces jugements. Nous ne considérons pas un seul instant que nous serions au contraire une inspiration pour les autres.

La vie traumatique, en mode télénovela

Outre la douleur physique, il y a cette chose que l’on appelle les drames et mélodrames : vivre sa vie en mode télénovela… Lorsque vous vous retrouverez en petit groupe d’amis ou de connaissances ou collègues, prenez le temps de vous poser. Au lieu de plonger tête baissée dans la conversation, soyez spectateur. Écoutez-les. De quoi parlent-ils majoritairement ? Quels sont les sujets de conversation les plus courants ? Les problèmes. Problèmes d’argent, problèmes de santé, problèmes de famille, problèmes de couple, toutes sortes de problèmes. La vie n’est-elle pas faite de problèmes ?

Les gens pensent peut-être que s’ils n’avaient plus de problèmes, ils s’ennuieraient et n’auraient plus rien à se dire. Nous pensons que l’intensité de la vie, c’est la douleur et la souffrance, et nous passons complètement à côté de la véritable intensité d’être. Certaines personnes entretiennent donc les problèmes et les drames sans même réaliser qu’elles sont les auteures de ces scénarios catastrophes. Connaissez-vous des gens qui sont toutes les cinq minutes aux urgences pour une chose ou une autre ? Des gens qui ont tuile sur tuile ? Malchance, pensez-vous ? Eh bien, non. Et c’est sans doute une bonne nouvelle. Car si ce sont vos points de vue qui créent votre réalité, si vous en changez, vous pouvez créer une réalité différente !

De l’inconscience à la conscience avec le corps

Pourtant, personne ne nous a jamais expliqué tout cela. Les moyens de passer de l’inconscience à la conscience avec son corps existent et ils sont très simples. Il vous faudra cependant choisir inlassablement la conscience pour parvenir à vous déshabituer du déni, de l’ignorance ou de l’inquiétude. Le choix vous revient !

La douleur a toujours quelque chose à nous dire. Le corps est un organisme sensoriel qui nous donne de l’information. Sur lui-même, sur nous, mais très souvent aussi sur le monde qui l’entoure. Il arrive donc extrêmement fréquemment que la douleur ne nous appartienne même pas. C’est encore un autre sujet, bien vaste. Pour commencer à creuser ce sujet, vous pouvez lire cet article de notre blog.

Outil no 1 — Reconnaître son corps le plus souvent possible

Et si votre corps était votre meilleur ami ? Traitez-le comme tel. Le matin, en vous réveillant, dites-lui bonjour, touchez-le, voyez tout ce que vous aimez en lui et remerciez-le.

Savourer la chaleur du soleil sur la peau, accueillir la brise fraîche un jour de chaleur, plonger dans l’eau et y glisser en nageant, s’extasier devant la beauté d’une œuvre d’art, se délecter d’un mets particulièrement fin, se perdre dans des caresses avec son partenaire… La liste est infinie. Tout cela ne ferait pas partie de votre expérience sans votre corps. Reconnaissez donc tous ces plaisirs de la vie que vous offre votre corps. En avez-vous pleinement conscience ?

Outil no 2 — Cultiver la gratitude envers son corps

Suite logique de l’outil précédent, cultiver la gratitude pour votre corps. Vous prenez l’habitude de reconnaître la contribution de votre corps et envoyez-lui des vagues de gratitude.

Et même lorsque vous êtes dans la maladie et l’inconfort, tâchez de voir le cadeau qu’est votre corps, cela vous demandera peut-être plus d’effort, mais cela en vaut la peine.

Outil no 3 — Consacrer 1 heure par jour et 1 journée par semaine à son corps

À quoi cela pourrait-il ressembler, si vous consacriez une heure par jour, et un jour par semaine, à votre corps ? Cela peut prendre des formes multiples. Et vous pensez peut-être en lisant ceci que c’est irréaliste. Vous n’avez pas le temps ? Mmm…

Et si vous exigiez de vous-même de créer ces espaces pour vous et votre corps, qu’est-ce que cela créerait pour vous, votre vie et votre futur ?

Avez-vous remarqué que vous êtes plus productif en une heure quand votre corps est heureux que quand vous ignorez avec persistance ses demandes ?

Outil no 4 — Consulter le corps pour tout ce qui le concerne

Ce qui nous amène à ce quatrième outil. Nourriture, vêtements, sommeil, mouvement, sexe, espace de vie, modes de transport, etc. Tout cela concerne prioritairement votre corps.

Le consultez-vous quand vous choisissez ce que vous allez porter le matin, lorsque vous choisissez un partenaire sexuel, quand vous choisissez un restaurant, quand vous planifiez un voyage… Pas encore ? Alors, c’est le moment ! Vous n’entendrez peut-être pas tout de suite clairement ce qu’il vous veut, mais vous y arriverez ! Faites-vous confiance.

Outil no 5 — Cesser de juger son corps

Entamez-vous votre journée en critiquant le teint de votre peau, les rides de votre visage, le poids que vous affiche la balance, ce bourrelet que vous trouvez disgracieux, ce métabolisme poussif… ?

Stop. Pause. Repérez tous les moments où vous jugez votre corps et arrêtez-vous. Tout simplement. Constatez : « Oups, c’est un jugement ça ! OK, je vais choisir autre chose maintenant. »

Pour aller plus loin

Le sujet est vaste et nous venons de faire un tout petit tour un peu touche-à-tout autour de la douleur, mais ce sont autant de pistes à creuser. Voici de quoi nourrir votre démarche :