Et si vous aviez choisi vos parents ?

Si on est celui qui choisit, on est aux commandes de notre vie.

Les parents sont souvent désignés comme responsables de nos maux. On va chercher dans l’enfance la racine de nombreux de nos dysfonctionnements. C’est juste un point de vue. Et si vous aviez choisi vos parents? Qu’est-ce que cela change?

Votre point de vue crée votre réalité

Comme nous le rappelle souvent le Dr Dain Heer, ce sont nos points de vue qui créent notre réalité et non l’inverse. James Allen disait que L’homme est le reflet de ses pensées, mais c’est bien plus que cela ! Notre réalité telle qu’elle se présente aujourd’hui est le fruit de l’ensemble de tous nos points de vue (surtout ceux qui sont fixes), qu’ils soient cognitifs ou non !

Vous avez peut-être hérité de tonnes de points de vue de… vos parents, tiens, justement, on allait en parler ! De nos amis, de notre société, de notre culture, de notre religion et bien au-delà encore. Si vous avez le point de vue cognitif ou non cognitif que vous êtes nul en maths, vous vous créez nul en maths. Si vous avez le point de vue que la vie est difficile, vous créez votre vie comme difficile.

Points de vue et points de vue fixes

L’inverse est vrai aussi ! Le problème n’est pas tant que vous ayez des points de vue. Le problème est plutôt que vous ayez des points de vue fixes. Nous avons cette étrange propension à nous accrocher à des points de vue comme à des ancres qui définissent notre réalité. Comme si avoir ces certitudes allait nous permettre d’exister.

Si nous ne prenons pas conscience de cela, nous sommes le jouet de tous ces points de vue et ils contrôlent notre vie. Nous en sommes prisonniers. Si par contre, nous comprenons que notre vie est le reflet non seulement de nos pensées, mais de tous nos points de vue cognitifs ou énergétiques, nous ne pouvons plus simplement acheter l’idée que nos parents sont la cause de telle ou telle misère actuelle ou récurrente et nous arrêter là.

Ainsi, il est vital de commencer à vous mettre en quête de vos points de vue et de regarder ce qu’ils créent dans votre réalité. Si vous avez le point de vue que votre père ou votre mère est à la racine de telle misère actuelle ou récurrente dans votre vie, que pouvez-vous y faire ? Pas grand-chose. Savoir que c’est parce que votre mère vous a invalidé toute votre vie que vous vous sentez toujours comme un moins que rien ne vous sert pas à grand-chose avec ce point de vue.

 « On choisit pas ses parents, on choisit pas sa famille »

Maxime Leforestier chantait « On choisit pas ses parents, on choisit pas sa famille. On choisit pas non plus les trottoirs de Manille. » Cette idée que l’on ne choisit pas où on naît et dans quelles circonstances implique que nous soyons les victimes de notre naissance. Voilà un point de vue qui n’empuissance guère. Et si vous aviez en réalité choisi vos parents ? Que vous les aviez choisis pour une raison particulière ?

Revenons à cette idée que votre mère vous ait invalidé toute votre vie. Soit. C’est un bon point de départ. Le problème est que souvent, on s’arrête là. On a sa réponse. On sait pourquoi on se sent toujours aussi nul. Mais comme nous l’avons déjà établi plus haut, cela ne fait guère avancer le schmilblick ! Une réponse est solide et vous enferme dans une conclusion. La conclusion est comme une porte fermée, une voie sans issue.

Pourtant l’information n’est pas inutile. Si vous voyez cela plutôt comme une prise de conscience : « Oh, en fait ma mère m’a invalidé toute ma vie ! Comme c’est intéressant ! » Vous pouvez commencer par utiliser la formule de déblayage d’Access Consciousness pour déblayer tout ce qui remonte quand vous repensez à toute cette invalidation. Les petits et les gros événements qui ont marqué cette invalidation. Ensuite, vous pourrez continuer à poser des questions.

Si vous êtes celui qui a choisi, vous êtes aux commandes de votre vie.

Si vous êtes celui qui a choisi, vous êtes aux commandes de votre vie. Vous n’êtes pas soumis au bon vouloir des circonstances de votre naissance ni de la personnalité de vos parents. Si vous avez choisi, vous aviez probablement une bonne raison de le faire. C’est là que commence la quête.

Regardez : « OK, ma mère m’a invalidé toute ma vie et j’ai fait de moi une victime. Mais maintenant, je sais que je l’ai choisie. Qu’est-ce que le fait de l’avoir pour mère m’apporte ? » Et vous pourriez commencer à dresser la liste de tout ce que cela vous apporte. Quel est le cadeau caché d’avoir une mère invalidante ?

Du reproche et du ressentiment à la gratitude

Au lieu d’en vouloir à vos parents pour toutes vos tares actuelles, vous pourrez entrer dans un espace de gratitude pour eux. Il est assez facile d’avoir de la gratitude pour les gens formidables qui vous entourent, qui sont bienveillants et qui vous reçoivent tel que vous êtes, sans jugement, sans attente. Ceux qui vous soutiennent dans tous vos choix.

Mais il est plus ardu de cultiver de la gratitude pour quelqu’un qui ne vous a pas honoré, qui a abusé de vous, qui vous juge constamment, n’est-ce pas ? Mais ce n’est pas impossible. Toutefois, c’est un choix et vous devrez activement cultiver cette gratitude. Simplement en demandant chaque jour : « Quelle gratitude puis-je avoir pour ma mère/mon père ? » Et de déblayer tout ce qui vous ramène au jugement, au reproche, au ressentiment. Et vous n’êtes pas en tort de leur en vouloir. C’est juste comme cela que fonctionne la réalité. Mais vous pouvez choisir autre chose.

« On choisit pas non plus les trottoirs de Manille »

Prenons un autre exemple. Vous naissez dans une partie du monde où règnent la violence, la pauvreté, la guerre, la misère, la maladie, les cartels, la dictature, la discrimination… Soit vous utilisez cela comme raison et justification à tous vos échecs et à votre incapacité à créer une vie totalement différente, soit vous regardez avec une perspective différente : « OK, je suis né dans ce merdier, mais qu’est-ce que cela m’apporte ? »

De nouveau, quel est le cadeau caché ? Quels superpouvoirs avez-vous affinés en traversant ce que vous avez traversé ou traversez encore ? Quelle contribution pouvez-vous être ? Si vous lisez ceci et que vous posez ces questions, il est fort probable que vous ayez choisi de venir là pour y faire quelque chose de précis. On pourrait suggérer ici de lire par exemple une biographie ou l’autobiographie de Gandhi ou de Nelson Mandela. Qui étaient-ils, qu’ont-ils créé ? Qui étaient leurs parents, et qu’est-ce que cela a permis dans leur vie qu’ils n’auraient pas pu réaliser durant leur existence s’ils étaient nés ailleurs ? Quels choix ont-ils faits ? Se sont-ils apitoyés sur leur sort ou bien ont-ils fait des choix délibérés qui requéraient d’eux d’aller au-delà des circonstances de leur naissance ?

Changer le monde

Vous n’avez pas forcément l’ambition de changer une nation entière, mais il n’y a pas de grands ou de petits choix ! Vous pouvez avoir cette grandeur dans le monde sans devoir atteindre les sommets de la renommée comme ils l’ont fait. Vous pouvez être un parent, un enfant, un ami, un collègue absolument phénoménal, par qui vous êtes et les choix différents que vous faites de vos parents et de votre famille, mais qui ont été nourris par votre histoire. Vous changez aussi le monde. N’est-ce pas d’ailleurs Gandhi qui avait dit : « Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde ? » Et cela, vous pouvez déjà le faire, chez vous, même seul avec votre chat. 🙂

Pour aller plus loin

Cet article ne touche qu’au sommet du sommet de l’iceberg sur ce sujet. Nous aurions pu parler de notre corps aussi… De quoi peut-être vous proposer un prochain article ?

En attendant, vous pourriez lire Sois toi et change le monde du Dr Dain Heer. Et si vous lisez l’anglais, vous pourriez lire Fairytale Family, Embracing the Possibilities Beyond Your Past (La famille de contes de fées ; embrasser les possibilités au-delà de votre passé) de Susanna Mittermaier.

Pour ceux qui connaissent déjà bien Access et si vous avez suivi une classe Choix des possibilités/Choisir pour les possibilités, vous pourriez aussi choisir le replay de la classe Family de 2019 avec Gary Douglas et le Dr Dain Heer qui a été traduite en français.