Il est libre, Max… Et vous ?

Il est libre Max... Et vous ?

Vous souvenez-vous de la chanson d’Hervé Christiani : « Il met de la magie, mine de rien, dans tout ce qu’il fait. (…) Il vit sa vie sans s’occuper des grimaces que font autour de lui les poissons dans la nasse. (…) Il est libre, Max. » Et vous ?

La boîte du bien et la boîte du mal

Avec la fâcheuse habitude qu’a cette réalité de devoir tout mettre dans des boîtes, nous rangeons absolument tout soit dans la boîte « Ça, c’est bien » soit dans la boîte « Ça, c’est mal ». C’est ce qu’on appelle le jugement.

Et ce sont ces boîtes qui dictent ce que nous sommes prêts à choisir ou à ne pas choisir. Peu importe qui a dit que telle ou telle chose était dans la boîte du bien ou dans la boîte du mal (c’est-à-dire, en général, pas nous…). De plus, si on y regarde bien, pour aucune bonne raison valable.

Choisir le bon ou le mauvais « camp »

Toujours est-il que nous avons bien été dressés à choisir ce qui a été décidé qui était bon et à éviter ce qui a été décidé qui était mal. Si nous avons la fibre un peu rebelle, nous choisissons peut-être exactement l’inverse en privilégiant la boîte du mal.

Mais dans un cas comme dans l’autre, nous ne sommes pas libres. Car nous nous alignons et nous accordons sur les choix préétablis pour nous ou bien nous y résistons et réagissons. C’est-à-dire que le jugement crée un monde binaire. C’est bien ou c’est mal. Et c’est tout. Et si autre chose était possible ?

Lancés sur des rails

Donc, nous avons donc été mis d’emblée sur des rails dont il est très difficile de dévier. Vous avez l’impression de choisir, mais en réalité, vous êtes coincé dans le dilemme du bien du mal. Vous avez beau croire que c’est vous qui choisissez, en toile de fond, vous choisissez sur la base des boîtes de cette réalité.

Autrement dit, vous suivez un programme. Dès que vous en déviez, les choses deviennent inconfortables, et si vous n’y prêtez garde, vous aurez vite fait de rentrer dans le rang.

C’est quoi être libre ?

Être libre, c’est n’avoir aucun point de vue sur ce que vous choisissez d’être ou de faire. Ni sur ce que les autres choisissent d’être ou de faire. Lorsque vous êtes affranchi de vos points de vue, vous êtes en mesure de choisir ce qui correspond vraiment à ce que vous désirez et à ce qui fonctionne pour vous.

Il ne s’agit pas d’être égoïste ou indifférent à l’impact que vos choix ont sur les autres, il s’agit de vous réapproprier votre vie. Vous demanderez : « Si je choisis ceci, qu’est-ce que cela va créer ? » Vous n’aurez pas de projection de ce que vous voulez que cela crée, mais vous aurez conscience de l’impact de votre choix sur votre vie et celle des autres, de la planète, de l’Univers. Après, c’est vous qui choisissez en ayant conscience de ce que cela crée.

Nos définitions et nos rôles

En général, nous nous sommes définis sur la base de notre nom, de notre famille, de notre corps, de notre sexe, de notre statut social, de notre culture, de notre religion, de nos diplômes et un million d’autres choses.

Nous avons aussi défini des rôles. Celui de parent, amant, homme d’affaires ou femme d’affaire, marginal, riche, pauvre, et un million d’autres choses.

Et nous avons pris l’habitude de vivre notre vie en fonction de ces définitions et rôles. Nous ne les remettons généralement pas en question et nous n’imaginons souvent même pas qu’il soit possible de faire autrement. Parfois même, nous revendiquons haut et fort qui nous sommes. « Je suis ceci, je suis cela. »

Ce qui est ennuyeux, c’est qu’en adoptant ces définitions et rôles comme réels et vrais, nous avons éliminé 99,99999 % de possibilités ! Ainsi, si vous avez décidé que vous étiez la demoiselle en détresse, vous ne pouvez pas avoir l’air heureuse et puissante, vous devez maintenir le personnage.

Êtes-vous prêt à être tout ?

Et, pour reprendre l’exemple de Gary Douglas, le fondateur d’Access Consciousness, si vous êtes une demoiselle en détresse, pouvez-vous être une bitch puissante qui fait bouger des montagnes quand cela est requis ? Non. Ce rôle n’est pas dans le répertoire de ce qui est possible pour vous. Vous ne pouvez pas être le patron d’une grande entreprise et être une demoiselle en détresse.

Le problème est que nous avons totalement acheté nos rôles comme étant qui nous sommes au lieu de voir qu’il ne s’agit que de choix. Et que nous pouvons parfaitement choisir des rôles différents en fonction de ce que les situations requièrent. Sans devenir ce rôle. Vous êtes vous, l’être infini, et vous choisissez tel rôle parce que c’est ce rôle qui va permettre de décoincer une situation ou vous permettre de vous faire entendre, par exemple. Mais si vous avez un jugement sur être une bitch puissante, vous ne pourrez pas l’être.

Vous ne pouvez pas être ce que vous jugez

Peut-être avez-vous un business et vous n’êtes pas satisfait du nombre de clients que vous avez. Regardez combien de jugements vous avez sur vendre ou être un vendeur.

En quoi vendre est-il un problème ? Vous achetez quelque chose presque tous les jours ou au moins toutes les semaines, n’est-ce pas ? N’êtes-vous pas reconnaissant de pouvoir acheter ? Et il faut quelqu’un pour vendre ce que vous achetez, un vendeur.

D’accord, il y a des vendeurs moins sympathiques que d’autres, des vendeurs plus invasifs que d’autres, mais il s’agira alors de simples préférences. Ce n’est pas vendre ou être vendeur qui est problématique en soi, mais vous avez jugé vendre et être vendeur sur la base de ce que certaines personnes font de vendre ou d’être vendeur. Et vous laisseriez ces personnes impacter votre vie pour quelle bonne raison ?

Le cycle d’autoperpétuation du jugement

Vous avez pris un jugement de quelque chose de ponctuel et particulier. Comme vous avez jugé cela, vous vous êtes focalisé dessus. Vous avez fini par ne voir que ce que vous jugiez. Vous avez conclu que tous les vendeurs étaient ainsi. Et vous avez appliqué ce jugement à toute une profession. Boum. Maintenant, vous êtes coincés, vous ne pouvez plus être cela, parce que vous l’avez jugé. Et vous ne pouvez plus pleinement recevoir d’un vendeur. Votre projection et attente est que vous ne serez pas bien traité ou grugé ou toute autre chose que vous avez décidée.

Sortir du jugement

L’idée ici est de sortir du jugement pour pouvoir avoir le choix d’être le rôle, l’énergie, qui va créer plus grand, plus formidable. Chaque fois que vous êtes coincé dans une situation, regardez le ou les jugements que vous avez par rapport à cela.

Reconnaître qu’il y a un jugement est énorme. Ensuite, ne jugez pas le fait que vous ayez un jugement. Et demandez :

  • Vais-je choisir de rester dans le jugement ou bien ai-je une autre possibilité ?
  • Si je ne jugeais pas ceci, à quoi d’autre est-ce que j’aurais accès ?
  • Qu’est-ce que j’ai décidé ici, qui m’empêche d’être tout ?

Et si cela ne suffit pas, utilisez la formule de déblayage d’Access Consciousness pour dissiper l’énergie qui est présente autour de chaque jugement.

Pour aller plus loin

Projections, attentes, séparations, jugements et rejets, le livre

Si cet article vous parle, vous aimerez peut-être ce livre de Gary Douglas, Projections, attentes, séparations, jugements et rejets. L’invalidation de soi et la destruction de ses relations : « Et si vous étiez la meilleure chose qui soit jamais arrivée à la planète Terre ?  Toutes les projections et attentes que vous avez rendues significatives sont ce qui vous empêche d’être tout ce que vous êtes. »