Le futur a-t-il un bel avenir ?

Le futur a-t-il un bel avenir?

L’Homme a toujours voulu connaître le futur. Des prophètes, pythies, devins et autres oracles jusqu’aux voyants ou prévisionnistes d’aujourd’hui, il a toujours ressenti le besoin de consulter celui qui « voit l’avenir ». Et s’il ne s’agissait pas de voir, mais de savoir ?

Le futur comme destination prédictible

L’erreur la plus grossière que nous commettons est de solidifier le futur et d’en faire une destination.

Cette réalité nous a habitués à tout définir. Y compris le futur. Nous cherchons toujours des certitudes. Comme si avoir la certitude de ce qui allait arriver dans un avenir proche ou plus lointain, allait nous permettre de faire de bons choix et d’éviter de faire de mauvais choix. C’est prendre les choses à l’envers. Ce sont nos choix qui créent notre futur, pas le futur qui crée nos choix !

Créer un futur au-delà de l’imagination

Le futur prédictible, c’est comme s’il n’y avait qu’un seul futur possible. Or, à chaque instant, il y a des tonnes de futurs différents possibles. Chaque choix que nous faisons ouvre à un nouvel ensemble de futurs possibles. À nous de voir donc ce que nous désirons créer et quels choix nous devrions faire maintenant pour créer le futur que nous désirons.

Avoir une image précise de l’avenir, comme on le fait avec les tableaux de visualisation par exemple, ne donne qu’un seul futur prédictible, tout petit en regard des possibilités réellement disponibles. Vous essayez de mouler le futur dans cette image, de lui donner une forme et une structure. Et vous passez à côté de tant d’autres possibles.  En réalité, le futur est hautement malléable et ses possibilités mouvantes. Seriez-vous prêt à envisager un futur que vous êtes incapable de visualiser tant il est au-delà de toute pensée, de toute émotion, de toute projection, de tout concept et de toute image ?

Créer un futur au-delà de la linéarité

Une destination est un point. Un point n’existe que dans une conception linéaire de la réalité. Un point, c’est tout petit, c’est contracté, et cela ne dure pas. Si vous pensez au futur en termes de destination, où le placez-vous ? Demain ?  Dans un mois ? Dans 5, 10, 20 ans ? Et une fois que vous y serez, c’est fini ? Il n’y a plus de futur, vous allez mourir ? Non.

Vous ne pouvez pas définir le futur sans en faire un point. Mais un point, c’est court comme vie, non ? Le futur est espace. Ce n’est pas un espace non plus. Ce serait le définir à nouveau. Le futur est donc espace. Il est possibilités, au pluriel. Pas une photo ou une image. Il est totalement indéfini.

Où est l’aventure de vivre ?

Qu’est-ce que l’aventure de vivre ? Est-ce planifier la moindre étape de votre voyage, et avoir imaginé tout ce que vous allez faire pendant vos vacances ? Et une fois arrivé sur place, tout semble banal, parce que vous l’avez déjà fait dans votre tête ? Ou bien est-ce l’enthousiasme et la curiosité de ce qui va bien pouvoir se présenter à vous et comment, à mesure que vous faites des choix ?

Bien sûr, vous avez des envies, mais qu’est-ce qui va vous amener le plus de joie, de plaisir et de possibilités ?

  • « Je veux une BMW M8 cabrio rouge, jantes alu, fauteuils cuir blanc, avec le pack competition»
  • « Que faudrait-il pour rouler dans une voiture qui soit super confortable, super puissante, super élégante et super fun à conduire ? » (Ou ce que vous recherchez dans une voiture)

Qu’est-ce qui vous excite le plus ? À première vue, si vous avez toujours rêvé d’une BMW rouge, pourquoi pas ? Mais en posant la question « Que faudrait-il… ? », n’est-ce pas beaucoup plus expansif ? L’Univers pourrait vous amener une voiture totalement exaltante à conduire, que vous n’auriez même pas imaginé et encore moins imaginé avoir et d’une façon tellement magique !

L’émerveillement de la curiosité

N’est-ce pas beaucoup plus fun d’avoir la surprise de la chose qui se présente au moment où vous vous y attendez le moins de façon totalement inattendue que de prévoir d’entrer chez un concessionnaire et de signer un bon de commande ? Même si l’idée d’entrer chez un concessionnaire en disant, je veux ça, voilà les sous, où est-ce que je signe peut être assez amusante !

Le problème de la destination, du point, de l’image, c’est que vous ne pouvez jamais aller au-delà de votre imagination, c’est-à-dire de votre mental. Ce n’est pas une BMW que vous voulez, c’est avoir l’aisance de vous déplacer avec aisance et joie ! Avec l’image, vous limitez les possibilités.

Quand vous étiez enfant et qu’on vous demandait ce que vous vouliez être plus tard, répondiez-vous que vous vouliez être pilote, pompier, médecin, professeur ou chef indien ou bien disiez-vous que vous vouliez être heureux ? Parce qu’alors, quel que soit votre métier, vous seriez heureux, n’est-ce pas là ce qui compte ? Vous ne saviez pas à quoi ce futur ressemblerait, mais l’assurance d’être heureux vous semblait suffisante, n’est-ce pas ? Si vous êtes heureux, alors, peu importe à quoi cela ressemble.

L’herbe est toujours plus verte dans le futur

Si les choses ne sont pas fluides ou agréables ou abondantes au présent, nous avons tendance à nous construire cet idéal utopique que tout ira mieux à l’avenir. Dans le futur, nous ferons ou aurons ceci ou cela, dans le futur, je serai riche, j’aurai une super relation, j’aurai un super job, etc. Dans le futur, tout sera parfait.

Comme dit Gary Douglas dans son livre Vivre au-delà des Idéaux utopiques : « Nous cherchons toujours un ailleurs où aller, un autre espace où être et un autre lieu auquel appartenir. » Comme nous disons que l’herbe est toujours plus verte chez le voisin, nous rendons l’herbe plus verte dans le futur où nous ne sommes pas encore. Et vous semblez ne jamais pouvoir le rattraper. Mais le futur, c’est maintenant que vous le créez, par vos choix.

Prévoir les possibilités

Gary dit encore : « Prévoir les possibilités, c’est quand vous êtes prêt à regarder le futur et voir ce que votre choix va créer. C’est différent d’essayer de solidifier quelque chose que vous avez décidé vouloir faire exister. »

Il s’agit de prendre conscience de ce que vos choix créent. Vous demanderez alors : « Si je choisis ça, comment sera ma vie dans cinq ans ? Si je ne choisis pas cela, comment sera ma vie dans cinq ans ? ». Si cela ne vous éclaire pas plus, posez la question dans 50 ans, ou dans 100 ans ou dans 500 ans. Vous ne serez probablement plus là avec ce corps-ci, mais que percevez-vous d’un futur plus éloigné ? Voyez la période qui fonctionne le mieux pour vous.

Suivez la légèreté de l’énergie. N’ayez pas peur de faire le mauvais choix, ne soyez pas attaché à faire le bon choix. Il n’y a ni de bons ni de mauvais choix. Choisissez, voyez ce que cela crée et si cela ne vous rapproche pas du futur que vous désirez, choisissez autre chose.

Il y a encore TANT de choses à dire sur le futur !

Si vous ce sujet vous titille…