Questions génératives à poser chaque jour à votre corps

Nous créons notre corps par les jugements que nous en avons

Il existe un dialogue subtil avec le corps que nous nous devons d’explorer si nous voulons créer avec lui la plus formidable relation qui soit. Voici quelques questions génératives à poser chaque jour à votre corps.

« Le miroir est un reflet de vos jugements »

Dans le livre Le juste Corps pour toi, Gary Douglas nous explique comment le miroir est le reflet de nos jugements. Connaissez-vous l’histoire du Portrait de Dorian Gray d’Oscar Wilde ? Dorian Gray est en train de poser pour un artiste qui peint son portrait. Il s’attriste à l’idée qu’il deviendra vieux et horrible alors que le tableau restera éternellement jeune. Il donnerait son âme pour que ce soit le tableau qui vieillisse à sa place. Ce qu’il fait. Ainsi, tandis qu’il vit sa vie sans prendre une ride, il commet des actes affreux et innommables et son portrait vieillit hideusement, caché dans le grenier.

Gary dit à une amie à ce sujet : « Tu dois comprendre que tu gardes un portrait de toi-même dans le grenier de ton esprit. C’est le miroir de ta salle de bains. C’est là où tu crées les idées que tu es plus laide, plus vieille, plus grosse ou plus maigre que ce que tu es réellement. Tu regardes le portrait chaque jour et tu le compares à ton corps, mais le portrait ne te montre qu’un reflet de tes jugements. C’est tout ce qu’il peut faire. Le miroir n’est que le reflet de tes jugements. »

Que voyez-vous dans votre miroir ?

Prêtez attention au monologue que vous avez devant votre miroir le matin. Que vous dites-vous ? En réalité, ce n’est pas un monologue, mais un dialogue, car votre corps vous écoute et se plie à toutes vos demandes. Vous vous trouvez vieux, votre corps vous donne vieux. Vous vous trouvez gros, votre corps vous donne gros. Ou, tout ce que vous vous dites ainsi jour après jour et plus souvent encore.

Nous utilisons tous nos jugements pour créer notre corps. Et si nous n’avions aucun jugement de notre corps, à quoi ressemblerait-il ? À quel point avez-vous décidé que votre corps ne voudrait pas être comme ci ou comme ça, alors qu’en fait, c’est exactement ce qu’il choisirait pour lui-même ?

Tout ce sur quoi vous vous focalisez s’expanse

Tout ce sur quoi vous vous focalisez s’expanse. Alors, voulez-vous encore focaliser sur ce que vous avez décidé qui cloche ou bien allez-vous changer votre fusil d’épaule et commencer à nourrir ce que votre corps pourrait et voudrait devenir qui serait tellement joyeux et expansif pour vous deux ?

Le meilleur moyen de créer quelque chose de différent est de poser des questions qui créent. Pas de ces questions qui sont des présomptions accompagnées d’un point d’interrogation ! Comme « Que faudrait-il pour maigrir vite ? » Premièrement, votre corps désire-t-il maigrir ? Il aime peut-être être rond ! Le lui avez-vous demandé ? Deuxièmement, vite. Que veut dire vite pour vous ? Vous coincez votre demande dans le temps. Vous avez déjà limité les possibilités. Demandez plutôt : « Que faudrait-il pour que mon corps trouve la forme optimale pour lui et moi avec aisance ? » Par exemple. Voyez-vous la différence ?

Laissez tomber votre traducteur automatique !

C’est comme essayer de savoir ce que votre corps veut manger alors qu’il n’a pas besoin de manger. Vous avez une sensation que vous appelez faim, mais vous présumez que lorsque votre corps (et pas vous !) a cette sensation, c’est de la faim et que vous devez le nourrir. Et vous demandez : « Que veux-tu manger ? » Vous avez un traducteur automatique de sensations en réactions et vous ne le remettez jamais en question !

Exemples de dialogues

Et si vous partiez du principe que vous deviez tout remettre en question ?

Alors, cette sensation, est-elle de la faim ou autre chose ? Autre chose ? D’accord. Est-ce de l’espace ? Oh ! Dois-je en faire quelque chose ? Non. D’accord, merci pour l’info.

Ou bien, non, ce n’est pas de l’espace. Corps, as-tu besoin de quelque chose ? Oui. De l’eau, du sel, du sucre, de l’air frais, du mouvement ? Oh, du mouvement ? Quel mouvement ? Marcher, courir, danser, nager, baiser, recevoir un massage ? Nager ? OK. Où ? En piscine, en eau douce, en eau de mer ? Et où exactement ?

Ou encore : Corps, de quoi as-tu conscience ? Est-ce à toi ? À moi ? À quelqu’un d’autre ? Autre chose ? À quelqu’un d’autre. Bon, d’accord. Est-ce pertinent ?

Et ainsi de suite. Suivez simplement le fil, sans vous prendre la tête. Peu importe que vous ayez la bonne ou la mauvaise réponse. Car il n’y a ni bonne ni mauvaise réponse. Entraînez-vous à ces dialogues sans juger ce qui vient. Amusez-vous !

Nous n’avons absolument pas été éduqués à dialoguer ainsi avec le corps. Il est une ressource de conscience infinie et n’a pas de points de vue, seulement des préférences. Une aubaine ! Et si vous vous mettiez à l’interroger sur tout ce qui le concerne ? Vous pourriez bien recevoir de précieuses informations !

Questions génératives à poser chaque jour

Dans Le juste Corps pour toi, Gary propose ces formidables questions :

  • À quel point peux-tu être beau aujourd’hui, mon cher corps ?
  • Alors, Beauté, voyons ce que nous pouvons être !
  • Cher corps, que devons-nous faire pour… ?

Et écoutez l’information que votre corps vous donne. Ne concluez rien. Et veillez à mettre votre énergie dans ce qui va créer autre chose plutôt que de nourrir les jugements actuels qui solidifieront ce que vous jugez.

Vous pourriez aussi ajouter ces autres questions génératives :

  • Corps, montre-moi, à quoi veux-tu ressembler ?
  • Corps, montre-moi, comment y arriver ?
  • Quel laisser-être puis-je avoir pour mon corps et pour mes jugements de mon corps ?
  • Corps, que pouvons-nous créer ensemble ?

Vous trouverez aussi des tonnes de questions de ce genre dans le livre Toi et ton corps de Kalpana Raghuraman, facilitatrice avancée d’Access Consciousness. Et nous clôturerons cet article, par cette perle issue de son livre :

« Que puis-je choisir, maintenant, et chaque jour, qui permettrait à mon corps d’être tout ce qu’il désire instantanément ?

Pour aller plus loin

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