Vous faites-vous confiance ?

La fin de l’année est là et avec elle, le temps des fameuses « bonnes résolutions. » Honnêtement, combien de bonnes résolutions avez-vous tenues au-delà, disons, du mois de janvier, allez, février ? Mais, vous faites-vous confiance d’y parvenir ?

Avec toutes les bonnes intentions du monde

Se pourrait-il qu’au moment même de prendre ces fameuses bonnes résolutions, vous ayez déjà indiciblement au fond de vous-même décidé que vous ne vous y tiendriez pas ? Se pourrait-il que vous ne vous fassiez pas confiance de changer vraiment les choses dans votre vie ?

Pourtant, malgré toutes nos bonnes intentions, la plupart de nos résolutions tombent bien vite à l’eau. Même si nous sommes souvent convaincus d’être déterminés à y arriver « cette fois-ci ». Pourquoi cela ?

Il y a une combinaison de facteurs en jeu ici. Alors, pour commencer à débroussailler le terrain, nous allons en prendre quelques-uns.

Quelles sont vos présomptions sur vous-même ?

C’est ce que, dans le vocabulaire d’Access Consciousness, nous appelons les réalités présumées. Nous avons des tonnes de présomptions sur qui nous sommes, comment nous fonctionnons, comment fonctionne le monde, ce dont nous sommes capables et surtout sur ce dont nous ne sommes pas capables.

La liste est tellement longue qu’il faudrait des volumes encyclopédiques pour les contenir ! Ce sont des choses que nous ne remettons jamais en question, que nous prenons pour acquises. Il vous faudra donc commencer à les repérer et les évacuer.

Action:

Prenez, par exemple, une chose pour laquelle vous voulez prendre une bonne résolution pour enfin la changer en cette nouvelle année. Vous l’avez ? Bien.

Maintenant, demandez : « Par rapport à ceci (votre résolution), combien de réalités présumées ai-je ? »

Disons que vous vouliez arrêter de fumer. Vous êtes résolu. Et en même temps, sur la base de votre expérience passée, vous avez conclu que vous n’étiez pas capable de tenir, car au moindre coup de stress, vous avez craqué. Réalité présumée. Vous voyez ?

Petite parenthèse avant de poursuivre… Si vous vous basez toujours sur votre expérience passée pour conclure comment sera votre futur, allez-vous créer un futur différent ? Votre passé est-il donc pertinent ? Vous tentez de construire votre futur sur la base de conclusions tirées un peu vite sur des événements passés qui ne correspondent plus à qui vous êtes aujourd’hui. Alors, posez plutôt des questions. Un simple : « Quoi d’autre est possible ? » constitue un excellent début !

Donc, repérez tout ce qui vous vient à l’esprit. Reconnaissez que ce ne sont que des réalités présumées, et pas la vérité. Vous pouvez choisir de faire ou d’être autrement.

Chaque fois qu’un élément remonte, détruisez et décréez-le et utilisez la formule de déblayage. Donnez-vous le temps de recevoir un maximum de ces réalités présumées. Plus vous en déblayez, plus vous aurez de clarté et d’aisance avec ce que vous nettoyez.

Qu’est-ce que VOUS savez ?

Ensuite, le monde est rempli de gens qui ont des réalités présumées similaires, qu’ils ne remettent pas non plus en question. Et sournoisement, nous adoptons nombreuses de ces présomptions sans même nous en rendre compte. Et vous en êtes donc tributaire aussi ! Vous vouliez perdre quelques kilos que vous jugez disgracieux, et vous avez décidé de comment vous deviez vous y prendre sur la base de ce que vous voyez dans les magazines, les publicités à la télévision, les points de vue d’un tas de personnes ? Mais vous n’avez pas demandé l’avis de votre corps, ni de ce que vous saviez, VOUS !

Vous dites-vous toujours que les experts en savent plus et mieux que vous ? Combien de fois dites-vous « Je ne sais pas. C’est vous l’expert » ? Chaque fois que vous faites cela, vous niez votre propre savoir.

Pas des réponses, mais de l’information

Gary Douglas, le fondateur d’Access Consciousness, raconte souvent cette anecdote où il avait à faire à un entrepreneur qui voulait lui imposer une façon de faire. Beaucoup de gens auraient probablement fait confiance et se seraient retrouvés dans la mouise plus tard. Rappelez-vous toutes les conversations que vous avez eues avec des gens frustrés, indignés, voire furieux (peut-être même vous ?), en tant que maîtres d’œuvre…

Gary, lui, se fait d’abord confiance à lui-même. Il pose des questions aux personnes pour obtenir de l’information, pas des réponses. Mais l’information, ce ne sont pas que les mots, les connaissances. C’est aussi ce que l’énergie raconte. L’information, c’est parfois que la personne n’y connaît rien en réalité, ou qu’elle ment. Il demande à pouvoir reconnaître les intentions cachées des gens (qui sont aussi parfois cachées d’eux-mêmes), et alors il sait à quoi s’en tenir.

C’est ainsi qu’il a persisté avec cet entrepreneur qui essayait de faire traîner les travaux et aggraver l’état des lieux pour lui soutirer plus d’argent. Il a tenu bon et a exigé de faire ce que lui savait être requis. Inutile de vous dire que les travaux de restauration en question ont été bien plus rapides, efficaces et fluides que la moyenne mondiale des chantiers !

Nous pensons que si nous n’avons pas de diplôme pour telle ou telle chose, nous n’y connaissons rien. Il n’en est rien. Alors, demandez toujours : « Qu’est-ce que je sais ici ? » Et appliquez la même chose à ce que vous allez mettre en place pour réaliser vos résolutions.

La source du savoir est en vous

On nous a élevés dans l’idée que nos parents et les adultes en général savaient mieux que nous ce qui est bon pour nous. Ah ha ! Devinez quoi, vous les avez crus ! À force d’entendre la même rengaine — Mets ton bonnet, il fait froid dehors, tu vas attraper la crève ! Je sais quand même mieux que toi comment ça marche, j’ai quelques années d’avance ! Etc. — on finit par se plier.

L’école prend la relève ensuite pour nous remplir le vide supposément abyssal de nos têtes par toutes les connaissances qui ont été déterminées comme indispensables pour faire de nous de « bons citoyens ». Pas des êtres infinis, autonomes, épanouis et prospères…

Récupérez et revendiquez donc votre savoir, vous n’êtes pas né idiot ! Vous êtes nés, être infinis, au savoir infini. Sauf que personne ne vous l’a dit… parce que personne ne le leur avait dit. Oups.

La conviction d’être en tort

Ainsi, nous avons appris à chercher le savoir, les solutions, etc., à l’extérieur de nous. Nous avons appris à ne pas nous faire confiance. Comment pourrions-nous alors avoir confiance nous, si notre savoir a toujours été nié et invalidé en faveur du jugement et de l’expérience d’autres personnes que nous avons appris à considérer comme des autorités ? C’est-à-dire des personnes supérieures à nous.

Ce qui contribue à renforcer l’idée que nous soyons en tort. Si quelque chose va de travers, allez-vous toujours cherchez d’abord où vous avez foiré ? Dans toute situation de crise dans n’importe quel domaine de votre vie, allez-vous d’abord toujours voir où vous êtes en tort ?

Tous ces éléments font que le manque de confiance en soi soit si endémique sur la planète ! Et si vous commenciez à ne plus systématiquement aller au tort de vous et que vous commenciez plutôt à demander : « Quoi d’autre est possible ici ? » Car chercher à qui incombe la faute est toujours une vaine quête. Demander quoi d’autre est possible, vous ouvrez toujours la porte vers plus de clarté sur ce qui est réellement possible, auquel vous n’avez peut-être même jamais pensé !

Faites-vous confiance, ne faites confiance à personne d’autre

Voilà, vous avez fini votre lecture, vous avez maintenant de nouveaux outils pour commencer à changer d’approche par rapport à vos résolutions ! Alors, qu’allez-vous vraiment créer l’an prochain ?

Faites-vous confiance, ne faites confiance à personne, même pas à ce blog… 😉 Demandez toujours ce que vous savez !

Pour aller plus loin…

Suggestions de lecture liées à ce thème :

La confiance est l’un des 5 éléments de l’intimité. Ce sujet est aussi abordé dans la classe Fondation, mais aussi en détail dans les classes de la spécialité Les Relations autrement.